A nos enfants

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15.05.2009

au mois de mai

L’un tient assis, se retourne pas trop mal mais ne se déplace pas trop, l’autre est toujours en mouvement, saute comme un grand, court après les filles et s’attaque au vélo, l’une retire ses petites roues, râle toujours pour marcher, grimpe de mieux en mieux aux arbres, hélas, et sait se balancer, se tient droite sur son poney et rigole quand il va vite, l’autre galère sans petites roues, est rarement posée, grimpe très haut dans les arbres, hélas, nous impressionne par son équilibre à poney, travaille sa coordination à la danse (et c’est pas simple)…

 

L’un enchaîne des avavava et pense ravir ses parents en leur lançant des « papa » les yeux brillants (non, moi c’est « maman »), l’autre a un vocabulaire si précis qu’on s’étonne toujours des mots qu’il connaît, prononce tout comme sa sœur qui prononce mal et parle avec une patate chaude dans la bouche, mais comme un académicien ou presque, l’une essaie de composer des rimes, n’arrive toujours pas à dire les « R » mais le reste y est, aime bien compter dans toute les langues et apprendre des bouts d’anglais ou de samoan, l’autre approfondit encore son vocabulaire en ne ménageant pas nos neurones, essaye de parler anglais dès qu’elle peut, reprend les plus petits quand ils font des fautes et entraîne le dernier pour tous les prénoms de la famille (et c’est pas gagné)…

 

L’un attrape ses jouets, les tape les uns contre les autres, agite les hochets, fait bravo et bat très bien des ailes mais ne s’envole pas, l’autre dessine des H partout, commence de beaux bonhommes patates, fait de très jolis nuages et d’autres choses qui quittent le gribouillage indéfini, l’une progresse en « attaché » et signe et titre tous ses dessins, fait des princesses en robes de rêve, des oiseaux, fleurs et papillons très touchants, l’autre commence à apprécier le dessin, écrit toujours comme un cochon, sauf quand elle veut, mais elle veut pas souvent, retient très bien l’orthographe des mots, les règles que sa maman lui explique au détour des conversations, bricole des maquettes ou des tenues de poupée sans souci (bref est à l’aise en 3 dimensions et pas du tout en 2 !)…

 

L’un aime participer au moment lecture du soir en touchant chaque page du livre religieusement, aime aussi qu’on lui lise ses petits livres dont il regarde les images avec attention, l’autre aime être celui qui choisit l’histoire du soir, trimballe partout « mon livre de loups que mon cousin Benoît m’a offert », dort avec des livres, compare des images vues dans deux livres différents et mémorise très bien tout ce qu’il voit, repère partout les H qui le mettent dans tous ses états, reconnaît son prénom aussi, et les premières lettres de ceux de ses sœurs et certains camarade de classe, l’une déchiffre des syllabes simples, fait semblant de lire des histoires aux petits, l’autre n’aime toujours pas lire et le fait lentement avec difficulté mais compréhension fine de ce qu’elle ânonne (alors que nous on ne suit plus)…

 

L’un semble avoir compris qu’il y a des couleurs variées, l’autre connaît toutes ses couleurs primaires et quelques secondaires, l’une connaît toutes les subtilités des couleurs, l’autre sait de plus en plus les mélanges qu’il faut faire pour obtenir telle couleur ou telle teinte.

 

L’un aime être au milieu des autres, posé sur un tapis avec quelques jouets à lui accessibles en tendant le bras, l’autre aime jouer à ses jeux de dinosaures, voitures, surtout si la grande s’y intéresse, taper dans un ballon dehors, courir et faire le fou, mais aussi participer aux jeux des filles, ne jamais être loin d’elles, avoir une poupée à habiller, son ken à « faire jouer », ou tout simplement avoir le rôle du papa, l’une n’aime que les jeux de filles, a du mal à laisser son jeune frère participer, commence à savoir adapter son jeu pour un plus petit mais c’est encore difficile, ne joue presque jamais seule, et cherche sa grande sœur partout, sinon se colle à son mini frère, l’autre joue à peu près à tout, s’adapte à peu près à tous, mais aime aussi un peu de solitude de temps en temps, et surtout coudre/tricoter etc avec maman, (on va dire faire des choses de grande)…

 

L’un est très calme, discret, dort beaucoup, ne pleure jamais, rit aux éclats (très chatouilleur), adore le bain autant que la douche, mange comme un ogre, voir deux ogres, mais tète encore un peu, tient sa tasse à bec pour boire tout seul et ne supporte pas qu’on mange sans qu’il en fasse autant, l’autre fait moins de bêtises qu’avant mais ça reste par période très difficile, a un niveau d’imagination bêtisière impressionnant, est même capable d’en faire trois en même temps et d’enchaîner sur une journée entière, mais d’autre fois est aussi très sage heureusement, est propre même si de rares accidents nous font encore râler, mange globalement sagement et se tient pas trop mal à table, dort beaucoup encore l’après-midi et ne souche sans problème à la sieste comme le soir, rejoint les parents au petit matin dans leur lit pour le plaisir de se rendormir dos à dos avec sa maman, l’une fait toujours des colères pour un oui pour un non, chougne presque en continu, sauf quelques jours de répits dans le mois, heureusement, et ment effrontément, a un sourire ravageur, un appétit compliqué et aléatoire, un coucher facile, un lever trop matinal, un énorme besoin de câlin et qu’on s’occupe d’elle, et est d’une grande serviabilité, l’autre est toujours aussi calme et sereine que le bébé qu’elle était, ne fait des crises d’ado à taper du pied par terre que lorsqu’elle ressent une injustice, est plus lente qu’un escargot paralytique, ne participe qu’en râlant et n’aide spontanément que très rarement, n’est pas très tendre avec les autres et a tendance à vouloir diriger, ce qui est nouveau, mange de tout et aime tester ce qu’elle ne connaît pas, est toujours la première à avoir fini son assiette, se couche difficilement et souvent tard, a du mal à se lever la plupart du temps, ne prend pas du tout soin de ses affaires et abime beaucoup ses vêtements, suce toujours son pouce pour dormir et surtout tout et n’importe quoi qu’elle suce et mâchouille à longueur de journée (et pourtant, en cas d’arrêt, y’a une DS à la clef)…

 

L’un vient d’avoir 9 mois (le 14), l’autre aura 3 ans (le 20), l’une vient d’avoir 5 ans (le 13), l’autre 7 ans et demi (le 4)…

Et tous forment mes enfants chéris que j’aime voir grandir autour de moi.

13.05.2009

Roze

Ici on n'écrit pas Rose mais Roze. Et c'est bien ainsi qu'on aurait voulu l'écrire pour Rose, au départ, mais cela lui aurait sans doute créer plus de soucis qu'autre choze, euh... chose !

Déjà que cela n'avait pas été simple de lui trouver un prénom ! Il faut dire qu'il y a 5 ans de cela, une petite fille nous est née dans un tumulte de bonheur, un bouleversement d'émotions et un immense soulagement (ou une grande victoire, c'est selon !) Une petite fille nous est née, mais elle n'a pas encore de prénom !!! Comment nommer ma petite victoire ? ma fierté de femme, de maman ? comment nommer celle qui m'a donné le plaisir d'accoucher pour la première fois ? comment nommer celle qui fut 3 à sa naissance tant elle portait en elle la naissance inachevée de ses deux aînées ? comment nommer cette petite blonde chauve alors que le dernier prénom choisi nous faisait penser à une brunette bouclée ? comment nommer celle qui a déjà montré beaucoup de caractère et qui nous surprend chaque seconde par notre incapacité à la comprendre finement... ?

Nous ne sommes que le jeudi matin, elle vient de naître ma jolie fleur de printemps, laissons lui un peu le temps de nous souffler son prénom...

Vendredi passera aussi en découverte et hésitations.

Samedi matin, Rose s'imposera comme une évidence... même si plus tard ce choix me fera beaucoup douter !!!

Aujourd'hui je peux dire que ce prénom lui va très bien ! Elle embaume nos vies, elle est présente dès son réveil, elle s'offre en corolle ouverte aux bisous comme elle sait se refermer pour garder sa rosée, ... et elle a plein d'épines !

Rose, j'ai souvent du mal à te comprendre, encore plus souvent à supporter ta voix forte, tes chougneries et tes colères (plus très nombreuses) mais pourtant je t'admire, je suis époustouflée par tes cogitations, admirative de tes créations manuelles, éblouie par la beauté de tes yeux et de ton sourire, apaisée par des calins merveilleux que seule toi sais porter à ce summum de volupté, bref, en 3 mots : je t'aime !!!

Et je suis très fière de la petite fille de 5 ans que tu es devenue ! Continue de suivre ton chemin, toi seule connais la route, il t'appartient, ... et il a l'air bien !

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01.04.2009

ballade en mère

Pour une ballade en mère,
il faut un beau navire.
Et un Marin très fier,
il va sans dire !

Un vrai matelot,
qui jure tout haut,
par tous les seins.

Surtout les miens.

Poisson pacha
à boutons plats
Poisson pas chat
Et quat' dents là.

Deux billes bleues,
Sourire en coin,
La Grande Bleu
La mère au loin.

Pour une ballade en mère,
Il faut un bon Marin,
une écharpe outremer,
et une dose de câlin.

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Maïpi - 31-03-2009

 

13.01.2009

à eux

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Aux quatre coins de l'horizon s'élèvent les silhouettes de mes enfants.
Je crie et d'où que vienne le vent, leurs rires me répondent.
Je pleure mais où que se pose mon regard, leurs yeux d'amour m'éclairent.
Ils sont ma joie, ils sont ma vie.
J'espère seulement les rendre heureux,

Maïpi - septembre 2008

24.09.2008

Morceaux choisis

Un oeil qui m'observe,
Un nez qui me renifle.
Une bouche qui me sourit,
Une langue qui me cherche.

Une oreille qui se défroisse,
Un cheveu qui se rebiffe.
Une main qui erre dans les airs,
Un petit pied qui se détend.

Un ventre qui gargouille, et
Une paire de fesses... qui pue !!!

Maïpi

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19.08.2008

A mon petit matelot

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Encore une nuit à me retourner
A chercher la bonne position
Pour enfin pouvoir me reposer
Dormir d'un sommeil profond.
Mais tu en as décidé autrement
Et c'est d'un coup de pied rageur
Que tu as dit ça suffit maman
J'ai décrété que c'était l'heure !

Je me retrouve en pleine nuit
Surprise, fatiguée et démunie
Tu as ouvert la porte, mon petit,
Laissé couler les flots de la Vie,
Maintenant il te faut pointer ton nez.
Le chemin est encore long, tu sais .
On a une danse à improviser tout deux
Dont on ne connait que l'enjeu.

Tout au bout de la mise à l'eau
Je suis allée me promener
Pour te faire arriver plus tôt
Et à la maison accoucher.

Il faisait encore nuit noire
Je regardais cligner le phare
A la lueur des réverbères
Je voyais se retirer la mer.
Quelques clapotis sur l'eau
Et j'ai vu rentrer un bateau.
Sur la pelouse, c'est pratique,
Voici l'arrosage automatique
Et dans le tube des boîtes aux lettres
On glisse le dernier Sud-Ouest.
Peu à peu la lueur du jour
voit s'activer des hommes autour
Maies les vacanceiers dorment encore
Et je profite de ce temps mort.

Tu as préféré attendre
Patiemment que maman craque
Et pour une péri demande
Qu'à la maternité on l'embarque.

A une voisine on a confié
Ton frère et tes soeurs aînés
Et c'est avec un petit sac,
Un manque de sommeil et le trac,
Qu'à la clinique on s'est rendus,
Sans doute comme tu l'avais voulu.
Tu as peut-être eu raison
Avec tes deux tours de cordon
De vouloir naître à l'hôpital
Plutôt qu'ici ça tourne mal.

En ton père j'ai toute confiance
Pour accompagner la naissance
De ses enfants et l'accouchement
De sa femme devenue maman.
Ils sait nous entourer d'amour,
M'aider à vous donner le jour,
Mais il n'est pas du tout médecin,
Et sage-femme encore moins.
C'est juste un super papa
Et c'est déjà très bien comme ça !

Aujourd'hui il fait grnd jour.
La mer remonte doucement
Une brise nous souffle un air lourd
Nous promettant un bon vent.
Les jeunes équipent leurs bateaux
Se préparent pour une virée sur l'eau.
Un jour e te regarderai partir,
Toi aussi tu pourras voguer,
Et je resterai à languir
T'anttendant asises sur le perret
Comme l'a fait ma mère avant moi
Quand je fréquentais le CNA.

Marin nous avons choisi ton nom
En mémoire de feu un tonton,
Mais aussi par amour de la mer
Que m'a transmis ma propre mère.
J'ai mes racines dans la montagne
Où j'ai vu naître mon grand Hilaire
Mais l'air du large qui m'accompagne
Lui a donné un Marin pour frère.

Maïpi, 19 août 2008, Arès.

30.03.2008

à chanter

  • Rosa, Rosita, Rosa
    Mi hijita preciosa.
    Rosa, Rosita, Rosa
    Mi hijita preciosa.
    Tu eres maravillosa
    Com'una mariposa
    Riposa, riposa.
    Tu eres maravillosa
    Com'una mariposa.
    Rosa, Rosita, Rosa
    Mi hijita preciosa.
    Rosa, Rosita, Rosa
    Mi hijita preciosa.

22.05.2005

Jamais pour rien

A Ysée, à Yanis, à trois petits anges bretons...

Pourquoi es-tu décédée ?
Les explications médicales sont déjà difficiles à trouver... tu es morte parceque tu as cessé de vivre, c'est la seule certitude !

Pourquoi es-tu décédée ?
Faut-il qu'il y ait une raison ? un but ? une volonté suprême derrière cela ? Je ne pense pas.
Faut-il forcément mourir pour quelque chose ? Bien sûr il y a ceux qui donnent leur vie pour défendre leur pays, noble cause... il y a ceux qui acceptent la mort pour ne pas trahir leur famille, leurs croyances, leurs secrets, quel courage !... il y a ceux qui s'éteignent en paix en fin de vie parceque l'éternité n'est pas le propre de notre condition humaine, doux adieux...
Mais il y a toutes les morts injustes. Les accidents, les maladies, les crimes... tous ceux qui partent toujours trop tôt, qui laissent toujours des proches peinés derrière eux, qui font crier de douleur les coeurs aimants.

Alors tu es décédée pour rien ? non. Tu n'es pas partie pour rien. En juillet 2003 j'écrivais déjà à ce sujet et je pourrais étoffer maintenant. Te perdre fut une grande douleur, une douleur d'une force inouïe. Cette force nous avons voulu la rendre créatrice, productrice de bonheur. Nous avons voulu nous en servir plutôt qu'elle nous étouffe. Alors, avec ton départ, nous avons été envahis d'une immense force qui nous porte encore aujourd'hui et nous aide dans notre projet de vie : vivre en amour et en harmonie. Plus rien ne nous semble impossible et pour nous tout vaut le coup d'être tenté, nous fonçons droit devant, en confiance, parceque tu es à nos côtés. Nous te savons près de Dieu, à la source de toute Vie, de tout Amour. Nous puisons notre force en toi qui es devenue intarrissable.

Nous ne savons pourquoi tu es morte et nous ne cherchons plus la raison ou la cause.
Mais nous ferons en sorte que tu ne sois pas morte pour rien.

Maïpi, 22 mai 2005.

05.02.2005

parents d'un ange

Comme les douleurs que l'on croyait profondément enfouies remontent vite à la surface ! Je revis chaque instant, chaque douleur de ces premiers jours de juillet 2000. Un petit Yanis de presque 4 mois a, lui aussi, rejoint les anges. Il m'est doux de penser que tu as su l'accueillir. La douleur de ses parents et de sa sœur fait écho en moi et réveille de vieilles cicatrices sur mon coeur.
Qu'il est dur d'être parent d'un ange.
Maïpi, 5 Février 2005

13.07.2003

3 ans déjà...

3 ans déjà... Tu es toujours présente dans nos coeurs, ma chérie. Pourtant le temps est notre allié et peu à peu la peine s'estompe... Laissant place à autre chose. Tu nous as révélé une force insoupçonnée, tu as soudé à jamais notre couple, tu nous as offert une merveilleuse petite fille (qui n'aurait pas été conçue si tôt, donc pas conçue... sans ton départ précipité), tu nous as permis de réfléchir à la naissance, l'enfantement... et de tout cela nous en sortons grandis et heureux. Ton court passage sur cette terre, dans notre vie, est une grande source de bonheur malgré tout.
Maïpi, 13 juillet 2003.

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